Mode
11.12.2018

Fourrures et peaux exotiques dans l'industrie de la mode, bientôt la fin?
La semaine dernière Chanel a annoncé qu'elle n'emploiera plus de crocodile, de lézard, de serpent ni de galuchat dans ses créations.

Fourrures et peaux exotiques dans l'industrie de la mode, bientôt la fin?

«Chez Chanel, nous évaluons en permanence nos filières d'approvisionnement afin de nous assurer qu'elles répondent à nos exigences en matière d'éthique et de traçabilité, dit-il. Or, il nous est de plus en plus difficile de nous procurer des peaux exotiques - crocodile, lézard, serpent et galuchat - correspondant à nos exigences en matière d'éthique. Deux alternatives s'offraient à nous: trouver le moyen d'assainir la filière, ce qui me paraît de moins en moins réalisable dans l'avenir ; ou nous priver de ces matériaux en inventant une nouvelle génération de produits ultraluxe. Bien que nous recevons de nombreuses commandes de ces sacs, qu'on appelle chez nous «Collector», nous faisons le choix d'arrêter ce type de peaux. Aujourd'hui, un sac exotique doit sa valeur essentiellement à sa matière première et peu à la main. Nous, nous allons privilégier la création, beaucoup le savoir-faire, les finitions, pour obtenir des objets d'exception à partir de matières nobles dont nous maîtrisons complètement le sourcing.»Bruno Pavlovsky, le président des activités mode de la griffe

 

De plus en plus de marques se tournent vers le végétal afin de produire plus "responsable". Cela a un impact important sur l'industrie du luxe et responsabilise les marques qui doivent fournir un sourcing précis au consommateur qui, pour une grande part, ne souhaite plus acheter sans connaître matière et provenance exacte.